Trente ans de 24 Heures pour Gilles Gaignault |
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La passion selon Saint-Gilles |
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Il appartient à ces figures emblématiques rompant le stress de la capitale pour goûter ce parfum du Mans a nul autre pareil. Depuis trente ans, Gilles Gaignault (43 ans) a cultivé ces 24 Heures au rythme des monstres sacrés... Matra, Ford, Ferrari l'adolescent passionné finit par se muer en adulte complice. |
être gagné par le virus quand on est bercé très jeune dans cet excitant milieu par un père travaillant chez Mercedes "A 14 ans, j'ai tout de suite été conquis par cette grande épopée... Ferrari et Ford, ce fut mon enfance, Matra mon adolescence, Porsche ma vie d'adulte". Une Porsche qui n'aurait su être absente de sa carrière de concurrent. |
loua une Rondeau. Précurseur Ses opérations les plus récentes le poussèrent ainsi à quitter les sentiers battus pour pérenniser à sa manière cette grande clas-sique mancelle désormais bien relancée. Apparition des Viper Chrysler avec René Arnoux et un commentaire très " show ". " Mon plus beau jour, plus fort qu'une nuit avec Claudia Schiffer ou Cindy Crawford ". Retour de Ferrari aussi en 95 (" C'était comme défier l'Annapurna à mains nues "). Un précurseur puisqu'aussi bien ses innovations ont été officiellement reprises pour cette édition, où il s'est mis au service de Mazda et de Franck Fréon. Un enthousiasme qui passe à l'acte avec en tête un énorme projet pour 97. Il est vrai que ce com-municant dans l'âme n'a pas son pareil pour vous ficeler un objectif grand format. Il fut en son temps couronné par ses pairs (trophée de la passion en 87 auprès de Franck Williams et du PDG de Renault Bernard Lévy, homme de l'année en 88 devant Jean Todt). Les casques Un itinéraire d'enfant pas gâté mais résolu derrière une volonté d'humaniste |
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La silhouette s'est un peu arrondie, le cheveu se fait moins long... La mode et les générations passent, mais il ne perd jamais une seconde pour vous refiler une anecdote, une confession spontanée. Sa faconde déborde d'idées. Des neurones turbocompressés Comme si l'air de la Sarthe lui fustigeait des neurones turbocom-pressés. Gilles Gaignault sacrifie tout à cette inaltérable passion : les 24 Heures du Mans son |
Noël estival "Mes différentes activités professionnelles m'ont permis de tout côtoyer dans le milieu de l'auto. J'ai vécu dans le concert de la F1, des pilotes comme Prost ou Senna étaient mes amis, mais le plus beau des Grands Prix n'imitera jamais cette ambiance si particulière du Mans. Durant une semaine, ce monde du sport auto souvent impitoyable baigne dans une saine convivialité" Image de synthèse : tout le monde se salue, la pression de la compétition s'évacue dans les alcôves du paddock. |
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qui se traduira aussi par cette superbe collection de casques, 110 pilotes (Prost, Senna; Lauda, Piquet, Rosberg) lui ont dédié leur précieux bien et Gilles sera toujours un allié dévoué pour Philippe Streiff brutalement stoppé en pleine ascension. Le sport auto, les 24 Heures, ce Gaignault inénarrable compagnon de table, se charge de les communiquer à son fiston (11 ans) Pierre-Philippe. Il est dans le bain : sa marraine Agnès Carlier dirige la communication chez Marlboro son parrain |
Bemard Bakalian est le pho-tographe personnel d'Alain Prost ! " Il connaît ce sport aussi bien que les tables de multiplication... Il veut dès maintenant devenir pilote, mais sa maman Marie-Pierre n'est pas trop de cet avis ". Ce week-end, " Pep's " (son surnom devinez pour-quoi) se faufilera encore dans l'ombre de papa. Comme l'héritier de cette passion selon Saint-Gilles, un Gardois du 8ième siècle célèbre pour les légendes qui l'entourent. La ressemblance est bien là ! Christian LOUIS. |